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Surdité

La surdité recouvre des réalités très différentes selon qu'elle est présente dès la naissance ou survenue plus tard, légère ou profonde. Pour une partie des personnes sourdes, notamment celles sourdes de naissance, la langue des signes française (LSF) est la langue première, celle dans laquelle la pensée se construit. Le français écrit vient ensuite, comme une seconde langue, ce qui explique qu'un texte puisse être lu plus lentement ou autrement qu'attendu.

Beaucoup imaginent que la surdité se compense par la lecture sur les lèvres. Or seule une partie des sons est visible sur la bouche, et cette lecture reste un exercice de devinette fatigant, jamais une transcription fidèle. Pour de nombreuses personnes sourdes, la surdité n'est d'ailleurs pas vécue comme un manque, mais comme une langue, une culture et une communauté à part entière.

Pour une personne sourde, l'information passe par les yeux. Un échange qui se tient dans son dos n'existe tout simplement pas pour elle, et une annonce diffusée à la voix, dans une gare ou une salle d'attente, lui échappe entièrement. Capter ce qui se dit suppose d'abord de le voir : un visage, des mains qui signent, un texte, un écran.

C'est pourquoi une personne sourde qui signe avec aisance et précision peut se retrouver bloquée devant un formulaire administratif dense, sans que cela tienne à ses capacités. Le français écrit est, pour beaucoup, une langue apprise après la langue des signes. Sans interprète ni support visuel, l'échange le plus banal peut tourner à l'impasse.

Une réalité plurielle, souvent mal comprise

Il n'y a pas une surdité mais des parcours très divers. Quelques repères aident à sortir des idées reçues :

  • La lecture labiale ne rend visible qu'une partie des sons : même entraînée, une personne sourde devine beaucoup.
  • Toutes les personnes sourdes ne signent pas, et toutes ne lisent pas le français de la même façon ; certaines utilisent la LSF, d'autres l'oral, d'autres les deux.
  • Hausser la voix ne sert à rien : ce qui compte, c'est la visibilité du visage et la clarté du canal choisi (signes, écrit, oral).
  • Le silence n'est pas synonyme d'isolement : la LSF est une langue à part entière, avec sa grammaire et sa culture.

Comment rendre l'échange possible

Adapter la communication tient souvent à peu de choses :

  • Se mettre face à la personne, capter son regard avant de commencer, garder le visage dégagé et éclairé.
  • Proposer l'écrit (un mot, un téléphone, un écran) quand l'oral ne passe pas, sans le vivre comme un échec.
  • Pour les démarches importantes, prévoir un interprète en LSF ou un dispositif de transcription.
  • Laisser le temps de regarder un document puis de répondre, sans presser ni finir les phrases à la place.
Repères chiffrés

Surdité en quelques chiffres

  • ~ 10 millionsde personnes concernées par une perte auditive en France, tous niveaux confondus.Source : Inserm ; Bucodes SurdiFrance.
  • ~ 6 %de la population française a une déficience auditive moyenne à profonde.Source : Inserm.
  • ~ 1 / 1 000nouveau-nés présente une surdité congénitale.Source : Inserm.
  • ~ 100 000personnes pratiquent la Langue des Signes Française (LSF) en France.Source : Fédération nationale des sourds de France (FNSF).
  • ~ 2 / 3des personnes âgées de plus de 65 ans présentent une perte auditive.Source : OMS.

Aménagements possibles

Les besoins dépendent du mode de communication de chacun (LSF, oral, écrit, ou plusieurs à la fois).

  • À l'école : interprète ou codeur selon le profil, supports visuels et consignes écrites, place permettant de voir le tableau et le visage de l'enseignant ; un PPS formalise ces moyens, souvent avec une AESH.
  • Au travail : comptes rendus écrits, visioconférences sous-titrées, interprète LSF pour les réunions clés, alertes visuelles plutôt que sonores ; la RQTH (via la MDPH) ouvre ces aménagements.
  • Au quotidien : privilégier les échanges en face à face ou par écrit, ne pas parler hors du champ de vision, accepter l'écrit comme un canal de conversation normal.

Explications selon votre profil

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Surdité expliqué à un Enfant

0–12 ans

La surdité, c'est quand les oreilles n'entendent pas les sons, un peu comme si le volume était baissé ou coupé. Cela peut arriver dès qu'on naît, ou plus tard dans la vie.

Les personnes sourdes communiquent autrement pour se faire comprendre :

  • Elles regardent beaucoup le visage et les lèvres de celui qui parle
  • Elles parlent avec leurs mains et leurs gestes (la langue des signes)
  • Elles utilisent l'écrit ou des dessins
  • Parfois, elles mélangent plusieurs façons de communiquer

Être sourd ne veut pas dire être seul ou triste : c'est juste une autre façon de voir le monde. Comme quand tu fermes les yeux mais que tu peux encore jouer, danser et t'amuser ! Il suffit juste que les autres personnes autour sachent comment bien communiquer avec toi.

Cas concrets : Surdité

cas d'usage

Enfant sourd-muet, 8 ans
Parent → Animateur, encadrant périscolaire
L'animateur comprend comment communiquer efficacement avec l'enfant sans improviser des solutions qui peuvent le mettre en difficulté.

Lieu du QR : Carte remise à l'animateur de loisirs

Faire comprendre

Vivre avec la Surdité : le contexte posé, l'échange libéré.

Vous rédigez votre profil une seule fois. À chaque rentrée, chaque nouvelle équipe, chaque nouveau soignant, vous partagez le QR, plus à tout reprendre depuis le début. L'échange continue, il part juste d'un autre point.

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