Donner à l'AESH tout ce qu'il faut savoir dès le premier jour, sans attendre les dossiers officiels
Un QR transmis à l'AESH avant la rentrée, et l'accompagnant arrive avec les bonnes stratégies en tête. Plus besoin d'attendre que les dossiers officiels (PPS, GEVA-Sco, ESS) circulent : l'essentiel est déjà connu.
Ce cas concerne tout élève suivi par une AESH (ou une AESH-mutualisée) dont les parents souhaitent que l'accompagnant, et son éventuel remplaçant, dispose dès la première heure des informations utiles.
Le moment vécu
La rentrée approche. L'AESH n'a pas encore vu votre enfant. Les dossiers MDPH circulent en interne, mais souvent en retard, et certaines informations utiles ne sont pas dans les documents officiels.
Vous envoyez à l'AESH (par email ou en l'imprimant sur la fiche d'accueil) un QR myHandiQR. Avant même le premier jour, l'AESH le scanne dans le train, à la pause. Elle voit, en clair : les déclencheurs sensoriels, les stratégies qui calment, les phrases à éviter, les rituels du matin.
Le jour J, elle ne découvre rien à chaud. Quand le remplaçant arrive en cours d'année, le QR est toujours là, à jour, sans que personne ait besoin de réunir une nouvelle ESS pour le mettre au courant.
- Vous l'écrivez
- Le QR est posé
- Le lecteur scanne
- Compris, sans réexpliquer
Où placer le QR pour ce cas
L'objectif : que le QR soit accessible à toute personne en charge de l'enfant, l'AESH titulaire mais aussi son remplaçant ponctuel, sans que vous ayez à le ré-envoyer à chaque rotation.
- Première page du dossier de suivi AESH (classeur ou pochette plastifiée).
- Fiche d'accueil élève envoyée par email à l'AESH à la rentrée, QR intégré dans la signature.
- Carte plastifiée transmise lors de la première rencontre, conservée dans le carnet de liaison.
- Planche A4 d'étiquettes QR posée sur le bureau côté AESH, pour partage rapide avec un remplaçant.
Le QR n'a pas vocation à remplacer le PPS, mais à donner les bonnes informations dès le premier jour, avant et au-delà des documents officiels.
Modèles de texte pré-écrits
Trois trames pour aider l'AESH à entrer rapidement dans le quotidien de l'enfant. Modifiez-les selon le profil de votre enfant et son âge.
Pour la rubrique « Présentation »
« [Prénom] a [âge] ans, il est en [classe]. Il a [trouble principal] et bénéficie d'un suivi AESH depuis [période]. Les éléments les plus utiles à savoir tiennent en trois points : [point 1], [point 2], [point 3]. »
Pour la rubrique « Comment aider »
« Ce qui marche bien avec lui : [routine du matin], [signal verbal pour reprendre attention], [pause sensorielle de quelques minutes au besoin], [aide ciblée plutôt que générale]. Si vous demandez d'écrire et qu'il bloque, proposez l'oral ou un support visuel. »
Pour la rubrique « À éviter »
« À éviter : forcer un contact visuel prolongé, le faire passer au tableau sans préparation, le réprimander pour un oubli (les rappels visuels sont plus efficaces), le comparer à d'autres élèves devant la classe. »
Pathologies concernées
Ce cas couvre tout type de handicap qui justifie un suivi AESH. Selon le profil de votre enfant, la fiche peut puiser dans la pathologie principale et ses associations fréquentes.
Cas similaires
Trois autres situations où l'AESH ou l'équipe pédagogique récupère l'essentiel sans réunion supplémentaire.
Le prof comprend au moment de corriger pourquoi l'écriture est difficile, sans que l'enfant réclame de l'indulgence à voix haute.
Voir le cas Enfant autiste TSA niv. 1, 7 ans Lecteur : RemplaçantLe remplaçant accède aux déclencheurs sensoriels et rituels sans transmission écrite, sans désigner l'enfant devant la classe.
Voir le cas Enfant TDAH, 11 ans Lecteur : AESHL'accompagnant dispose des stratégies dès le premier jour, sans tâtonnement ni réunion supplémentaire.
Voir le casPlus besoin de raconter à chaque nouvelle personne.
Trois textes (présentation, comment aider, ce qu'il faut éviter), un QR code partagé. Au scan, votre interlocuteur lit ce qu'il faut savoir, dans son langage.