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Cas d'usage

Glisser votre fonctionnement TDAH dans votre signature email, sans en faire un sujet

Un lien sobre dans votre signature email, et chaque destinataire peut en savoir plus sur votre fonctionnement, quand il veut, à son rythme. Plus besoin de l'expliquer à chaque nouvelle personne en réunion.

Ce cas concerne un adulte TDAH qui veut reprendre la main sur ce qu'on dit de ses oublis, sans se déclarer en plénière ni faire une annonce officielle.

Le moment vécu

Mardi 9h30. Vous avez oublié la réunion qui a démarré il y a quinze minutes. Vous arrivez, gêné, vous vous excusez. Le manager pince les lèvres. Encore. Le collègue d'à côté lève les yeux au ciel. Vous le sentez : la rumeur commence.

Vous ajoutez un lien discret à votre signature email : « En savoir plus sur mon fonctionnement ». Pas de mention TDAH directe dans la signature, juste un mot neutre. Les collègues qui veulent comprendre cliquent, scannent, lisent en quelques minutes.

Trois semaines plus tard, le manager fait un point. Sans drame, il propose : « On peut s'envoyer un récap quinze minutes avant les meetings importants ? » Vous n'avez rien demandé. Le récap aide. Les oublis diminuent. Personne n'a eu à mettre le mot « TDAH » sur la table.

  1. Vous l'écrivez
  2. Le QR est posé
  3. Le lecteur scanne
  4. Compris, sans réexpliquer

Où placer le QR pour ce cas

L'idée : que l'information soit disponible pour qui veut comprendre, sans s'imposer à qui ne veut rien savoir.

  • Lien texte en bas de la signature email professionnelle, formulé sobrement (« En savoir plus sur mon fonctionnement »).
  • Lien dans la bio Slack ou Teams, à côté du fuseau horaire.
  • Lien partagé en début de meeting récurrent (par exemple, au premier point d'équipe).
  • Carte format portefeuille posée sur le bureau, pour les collègues qui préfèrent le papier.

Le QR fonctionne comme un opt-in : qui veut comprendre comprend, qui ne veut pas n'est pas obligé de savoir.

Modèles de texte pré-écrits

Trois trames pour expliquer le TDAH sans pathos ni surinvestissement émotionnel.

Pour la rubrique « Présentation »

« J'ai un TDAH (trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité). Concrètement, mon cerveau a du mal à filtrer ce qui compte sur le moment : je peux être hyper concentré sur un sujet et complètement absent sur un autre, à la suite. »

Pour la rubrique « Comment aider »

« Ce qui marche : un rappel quinze minutes avant un meeting important, un format écrit pour les consignes complexes, un canal asynchrone (Slack, mail) plutôt qu'une interruption en open space, un cadre clair sur les priorités du moment. »

Pour la rubrique « À éviter »

« À éviter : interpréter un oubli comme un manque d'engagement, me sortir une consigne importante à l'oral en plein flux de travail, accumuler les sujets en parallèle sans hiérarchie, commenter mes oublis en réunion. »

Pathologies concernées

Le TDAH est central. Il est souvent associé à une dyslexie, une dyspraxie ou une hypersensibilité sensorielle, ce qui peut élargir les aménagements utiles.

Cas similaires

Trois autres situations professionnelles où le porteur choisit quand et à qui expliquer son fonctionnement.

Adolescent avec syndrome d'Asperger, 16 ans Lecteur : Professeur principal

L'enseignant comprend les comportements sociaux atypiques et peut relayer l'information utile à l'équipe pédagogique.

Lycéen avec TDAH, 17 ans Lecteur : Professeur tuteur, référent lycée

Le tuteur comprend les difficultés d'organisation et peut proposer des aménagements concrets pour les examens.

Adulte avec anxiété sociale, 28 ans Lecteur : RH, manager direct

Les aménagements sont compris sans que la personne justifie chaque demande à répétition.

Et myHandiQR, dans tout ça ?

Préparer votre profil pour cette situation, sans avoir à le réexpliquer à chaque rentrée.

Vous écrivez l'essentiel une fois. L'enseignant correcteur, l'AESH, le remplaçant scannent et comprennent. Vous, vous arrêtez de répéter.