Faire reconnaître votre TDA de cadre au DRH et au médecin du travail, une bonne fois, sans le rejouer à chaque échange
Un dossier remis au DRH, une fiche que le médecin du travail ouvre avant la visite, et les aménagements liés à la RQTH sont déjà posés : consignes écrites, un bureau où fermer la porte, un dossier prioritaire à la fois. Les bons réglages arrivent sans séance d’explication, et sans avoir à replaider son cas d’un interlocuteur à l’autre.
Ce cas concerne une cadre de 51 ans avec un TDA, reconnu par une RQTH récente. Après des années de carrière, elle veut que le service RH et le médecin du travail disposent d’emblée des bons repères, plutôt que de découvrir au fil des mois pourquoi les interruptions permanentes lui coûtent autant.
Le moment où ça compte
Un plateau de direction en flux continu : portes ouvertes, sollicitations qui s’enchaînent, trois conversations qui se croisent au-dessus d’un même dossier. Pour Nathalie, 51 ans, cadre depuis vingt-cinq ans, la difficulté n’a jamais été la compétence, c’est de tenir son attention quand tout l’interrompt. Un rapport de fond glisse d’une semaine à l’autre, non par manque de sérieux, mais parce qu’il n’a jamais eu dix minutes sans coupure. Sa RQTH est récente, et elle hésite : à cinquante ans, faut-il vraiment en faire un sujet ?
Plutôt que d’attendre la mauvaise lecture, elle glisse une carte avec son QR dans le dossier remis au DRH, avant la visite médicale du travail. Le DRH et le médecin du travail ouvrent la fiche en amont. En quelques lignes, ils lisent ce que Nathalie a formulé elle-même : un TDA qui disperse l’attention dès que les interruptions s’accumulent, alors que l’expérience et le jugement restent intacts, et quelques réglages qui suffisent, des consignes par écrit, un espace où s’isoler pour les tâches de fond, un dossier exigeant à la fois. Aucun détail médical, juste ce qui rend le poste tenable.
La visite du travail va droit au but, les aménagements de la RQTH se posent sans qu’elle ait à raconter son parcours à chaque interlocuteur. Le DRH n’a pas eu besoin de convoquer une réunion pour « comprendre la demande ». Ce qui n’a pas eu lieu : la séance d’explication gênée, la crainte de passer pour dépassée, et le sentiment, à cinquante ans, de devoir prouver qu’on gère encore parce qu’un oubli a été mal interprété.
- Vous l'écrivez
- Le QR est posé
- Le lecteur scanne
- Compris, sans réexpliquer
Où placer le QR pour ce cas
Au travail, le QR n’a pas à être visible de tous. Il accompagne les documents officiels et reste à portée des personnes qui décident des moyens, pour qu’elles agissent au bon moment, avant la visite médicale de préférence.
- Carte glissée dans le dossier remis au DRH, jointe aux pièces de la RQTH, pour préparer la visite du médecin du travail.
- Lien en message direct au médecin du travail ou au référent handicap, partagé avant le rendez-vous, consultable à son rythme.
- Étiquette sur l’agenda ou la pochette de travail, imprimée depuis une planche A4 d’étiquettes (modèle standard), comme rappel discret pour soi.
- Lien dans la signature interne de la messagerie, que chaque interlocuteur peut ouvrir sans avoir à poser la question.
La règle ici : au travail, un écrit posé au bon interlocuteur évite de replaider le même aménagement à chaque étape. La personne décide de ce qu’elle partage, et à qui.
Modèles de texte pré-écrits
Trois trames à ajuster à votre situation. Elles couvrent ce qu’un service RH ou un médecin du travail lit en premier : ce qu’est un TDA au travail, ce qui aide concrètement, et ce qui complique inutilement. Des points de départ, pas des phrases à recopier telles quelles.
Pour la rubrique « Présentation »
« Je m’appelle [prénom], je travaille comme [poste]. J’ai un TDA, un trouble de l’attention reconnu par une RQTH. Concrètement, mon attention se disperse dès que les interruptions et le bruit s’accumulent, alors que l’expérience et le jugement ne sont pas en cause. Quelques réglages simples me rendent pleinement efficace. »
Pour la rubrique « Comment aider »
« Vous pouvez : me transmettre les consignes par écrit, me laisser un espace où fermer la porte pour les tâches de fond, cadrer les réunions avec un ordre du jour, éviter d’empiler les demandes urgentes en même temps, et juger mon travail sur les résultats plutôt que sur un oubli isolé. »
Pour la rubrique « À éviter »
« À éviter : multiplier les sollicitations orales en simultané, lire une distraction comme un désintérêt, commenter ma RQTH devant l’équipe, m’imposer l’open space permanent pour les dossiers exigeants, ou douter de mon expérience à cause d’un oubli ponctuel. »
Pathologies concernées par ce cas
Ce cas repose sur le TDA, la forme du TDAH où l’inattention domine sans agitation visible. L’attention se dirige mal sur commande, surtout dans un environnement qui interrompt sans cesse, mais l’intelligence et la compétence restent entières. Au travail, cela se confond facilement avec de la négligence. La page liée explique ce fonctionnement et les aménagements qui rétablissent l’équilibre.
Cas similaires
D’autres situations professionnelles où une information posée une fois, au bon interlocuteur, épargne à la personne de replaider chaque aménagement, réunion après réunion.
L'enseignant comprend les comportements sociaux atypiques et peut relayer l'information utile à l'équipe pédagogique.
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