Avant une IRM, un QR glissé dans la pochette de convocation dit au manipulateur radio comment annoncer chaque bruit, sans que le patient autiste n'ait à l'expliquer lui-même.
Yanis a 24 ans, il est autiste avec une hypersensibilité sensorielle marquée, et il doit passer une IRM du genou après une entorse au foot.
Ce cas montre comment un QR glissé dans la pochette de convocation permet au manipulateur radio d'annoncer chaque bruit avant qu'il ne survienne, sans qu'aucune consigne ne soit répétée deux fois plus fort.
Le moment vécu
Yanis arrive à 8h20 au service d'imagerie, la convocation pliée en quatre dans sa poche, dix minutes avant l'ouverture des vestiaires. Il a déjà retiré sa montre et ses clés dans la voiture, pour ne pas avoir à le faire devant quelqu'un.
En salle d'attente, le variateur de lumière au plafond clignote une seconde avant de se stabiliser, un détail que personne d'autre ne semble remarquer. La manipulatrice l'appelle par son prénom, remarque la carte tendue avant même la première question, et la lit debout, près du poste de commande.
Elle baisse le volume de l'interphone, prévient que la table va vibrer avant de bouger, et annonce le compte à rebours de chaque séquence bruyante au lieu de le laisser deviner. Yanis garde les bouchons d'oreille fournis, ferme les yeux pendant l'antenne genou, et l'examen se termine sans qu'il ait eu à lever la main une seule fois pour demander une pause.
- Vous l'écrivez
- Le QR est posé
- Le lecteur scanne
- Compris, sans réexpliquer
Où placer le QR pour ce cas
Un adulte autiste qui se déplace seul à ses rendez-vous médicaux garde la carte sur lui plutôt que de la confier à un proche qui ne serait pas présent dans la salle d'examen. Pour ce cas, trois emplacements se distinguent :
- Carte plastifiée glissée dans la pochette de convocation, entre l'ordonnance et la carte vitale, montrée à l'accueil avant même l'appel en salle.
- Étiquette sur le sac déposé au vestiaire, repérable par la manipulatrice qui vient chercher le patient suivant.
- QR sur l'écran de verrouillage du téléphone, utile si la pochette de convocation reste dans la voiture par oubli.
Un emplacement est volontairement écarté : coller le QR sur le dossier médical transmis par le médecin prescripteur, car ce document circule entre plusieurs services sans que Yanis ne soit présent pour donner son accord à chaque consultation.
Le repère à garder : la carte doit rester entre les mains de la personne concernée, montrée au moment choisi par elle, pas glissée dans un dossier qui échappe à son contrôle.
Modèles de texte pré-écrits
Trois trames à adapter selon la situation. Elles couvrent ce qu'une manipulatrice ou un manipulateur radio lit en premier avant d'installer un patient sur la table d'examen : qui parle, comment annoncer un bruit à l'avance, et ce qui complique un examen d'imagerie mené trop vite.
Pour la rubrique « Présentation »
« Je m'appelle Yanis, j'ai 24 ans. Je suis autiste et hypersensible aux bruits et aux lumières. Un son soudain ou une vibration inattendue peut me faire sursauter fort, même si je ne le montre pas sur le moment. »
Pour la rubrique « Comment aider »
« Vous pouvez : m'annoncer chaque bruit avant qu'il démarre, me prévenir avant que la table bouge, me laisser garder mes bouchons d'oreille pendant l'examen, et me parler d'une voix posée plutôt que de hausser le ton si je ne réponds pas tout de suite. »
Pour la rubrique « À éviter »
« À éviter : démarrer une séquence bruyante sans prévenir, toucher mon bras sans me le dire avant, répéter une consigne plus fort en pensant que je n'ai pas entendu, ou s'adresser à un accompagnant absent comme si j'étais incapable de répondre moi-même. »
Pathologies concernées par ce cas
Ce cas relève de l'autisme associé à une hypersensibilité sensorielle aux sons et aux lumières, fréquente en dehors de tout contexte d'examen mais particulièrement présente dans un service d'imagerie bruyant.
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Vous écrivez l'essentiel une fois. L'enseignant correcteur, l'AESH, le remplaçant scannent et comprennent. Vous, vous arrêtez de répéter.