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Cas d'usage

Lycéen avec TDL (dysphasie), 15 ans

Un lycéen avec TDL (trouble développemental du langage, ancienne dysphasie) fait des phrases hachées, il cherche ses mots, il inverse parfois l'ordre. L'AESH mutualisée qui l'accompagne peut, sans le vouloir, lui parler comme à un enfant de 8 ans. Le QR partagé par message à l'AESH avant la rentrée cadre la posture : un lycéen qui a besoin de temps de formulation, pas d'un vocabulaire simplifié.

Ce cas concerne les lycéens avec TDL, PPS en place, souvent en filière technologique ou professionnelle, avec accompagnement AESH partiel.

Le moment vécu

Lundi matin, cours de gestion en 1re professionnelle. L'AESH mutualisée arrive, elle suit trois élèves du lycée, dont Maxence, 16 ans, TDL. Elle s'assied à côté de lui pendant que le professeur donne les consignes du TP. Quand Maxence commence à taper, elle chuchote : « tu comprends ? tu veux que je te réexplique doucement ? ». Maxence lève les yeux, il fronce les sourcils, il ne dit rien.

À la pause, il ouvre la conversation Signal de sa mère et lui montre. Sa mère lui répond « regarde ce que t'a envoyé ton AESH la semaine dernière ». L'AESH remplaçante n'avait pas encore lu son message. Le WhatsApp qu'elle avait reçu pour la préparation contenait un QR. Elle scanne.

Elle lit : « Maxence a un TDL, il comprend tout ce que dit le professeur, il ne veut pas qu'on lui reformule au niveau enfant. Il veut simplement plus de temps pour répondre. » Elle range son téléphone. Après la pause, elle attend qu'il termine son écran, elle ne relance plus.

  1. Vous l'écrivez
  2. Le QR est posé
  3. Le lecteur scanne
  4. Compris, sans réexpliquer

Où placer le QR pour ce cas

Pour un adolescent, la discrétion prime. Le QR partagé par message privé à l'AESH en amont de la rentrée est le format qui préserve la dignité de l'élève : il n'y a pas de sticker sur son cartable, il n'y a pas de carte plastifiée dans le portefeuille. L'information passe entre adultes concernés, à la demande du porteur.

La signature email de la mère peut porter un lien discret vers le profil, ce qui permet à toute AESH remplaçante contactée par téléphone de scanner en amont du premier cours. Un message groupé sur la conversation de coordination du dispositif ULIS ou du bureau de la vie scolaire (avec accord de la famille) suffit à couvrir les remplaçants.

Éviter les stickers visibles sur le cartable ou l'agenda : à 16 ans, les camarades scannent par curiosité et la sphère privée s'effrite. Éviter les fiches papier posées sur le bureau du CPE, souvent classées sans être lues.

Pour les stages en entreprise, un QR sur la carte de stagiaire donnée par le lycée à l'entreprise d'accueil permet au tuteur de scanner sans qu'on formalise un dossier RQTH.

Modèles de texte pré-écrits

Les trois trames ci-dessous sont écrites par le lycéen lui-même, avec l'appui d'une orthophoniste ou de sa mère pour la mise en forme. Le vocabulaire y est celui d'un lycéen, pas d'un enfant.

Pour la rubrique « Présentation »

« Je m'appelle Maxence, j'ai 16 ans, je suis en 1re Bac pro Gestion. J'ai un TDL, un trouble du langage, diagnostiqué à 5 ans par une orthophoniste. Je comprends tout ce qu'on me dit. Je réponds moins vite parce que je cherche mes mots. Je préfère écrire que parler quand c'est important. »

Pour la rubrique « Comment aider »

« Vous pouvez : me laisser plus de temps pour répondre à l'oral (au moins 10 secondes), me proposer de rédiger ma réponse par écrit plutôt que de la dire, écrire les nouveaux termes techniques au tableau, me laisser les diaporamas des cours à l'avance, m'associer à un binôme calme qui accepte que je réponde en différé. »

Pour la rubrique « À éviter »

« À éviter : reformuler à un niveau enfant (je comprends déjà), finir mes phrases à ma place, hausser la voix quand je ne réponds pas tout de suite, dire « fais un effort de vocabulaire », interpréter mes silences comme de la mauvaise volonté, me traiter d'idiot (c'est arrivé, c'est faux). »

Pathologies concernées par ce cas

Ce cas part du TDL (trouble développemental du langage), équivalent moderne de la dysphasie. Il s'applique aussi aux dyslexies sévères persistantes à l'âge lycée, avec un texte à ajuster (l'écrit y prend plus de place, la parole moins).

Cas similaires

Trois autres cas où le QR reste dans la sphère privée du porteur adolescent, transmis à ceux qui en ont besoin, jamais affiché en public.