Reprendre sans tout raconter : la carte glissée dans la pochette de la visite de reprise apprend au médecin du travail ce qui compte pour le poste
Une carte glissée dans la pochette de la visite de reprise, scannée par le médecin du travail avant même que Marius ne s’assoie, et l’échange part du poste et des aménagements au lieu de repartir de la première crise.
Ce cas concerne un adulte de 42 ans, épileptique, qui revient dans son entreprise après un arrêt de plusieurs mois. Le profil est écrit par lui-même. Il s’adresse au médecin du service de prévention et de santé au travail, qui dispose de quelques minutes.
Le moment vécu
Mardi, 9 h 40, salle d’attente du service de prévention et de santé au travail. Marius tient sur ses genoux une pochette cartonnée bleue : le certificat d’arrêt, un courrier du neurologue, le formulaire de la visite de reprise. Un distributeur de gobelets ronronne contre le mur. Dans le train, il a répété sa phrase dix fois : « Mes crises sont rares, mais voilà ce qui peut arriver. »
La docteure Lemaire l’appelle, dossier ouvert sur l’écran. Elle scanne la carte posée sur le dessus de la pochette et lit : une absence de quelques secondes, puis dix minutes de confusion. Le manque de sommeil et le travail de nuit favorisent la crise. Allonger sur le côté, chronométrer, ne rien mettre dans la bouche, appeler le 15 au-delà de cinq minutes.
Elle ne revient pas sur la première crise. Elle lève les yeux et demande : « Vous êtes responsable d’entrepôt, vous conduisez le chariot élévateur de temps en temps ? » La discussion porte sur le planning de semaine et sur le chariot. Marius n’a pas eu à raconter son année.
- Vous l'écrivez
- Le QR est posé
- Le lecteur scanne
- Compris, sans réexpliquer
Où placer le QR pour ce cas
Le médecin ne regarde ni le téléphone du salarié ni son badge : il regarde les papiers de la visite. Le QR se place donc là où elle les ouvre, au moment où le dossier arrive sur son bureau.
- Carte glissée sur le dessus de la pochette cartonnée de la visite de reprise, avec le certificat d’arrêt et le courrier du neurologue.
- Étiquette collée au dos du formulaire de reprise, sur une planche A4 d’étiquettes, pour le cas où la pochette reste dans le sac.
- Lien envoyé par message au secrétariat du service avant le rendez-vous, afin que la fiche soit jointe au dossier numérique.
À écarter : le casier du vestiaire, la fiche de poste affichée en atelier, tout ce qui est visible des collègues. La fiche n’a pas à circuler dans l’équipe, elle est lue par le médecin qui décide de la suite.
Modèles de texte pré-écrits
Ces trames servent de point de départ. Réécrivez-les avec vos mots : la façon dont une crise se présente chez vous, et ce qui la précède, ne ressemble à celle de personne d’autre.
Pour la rubrique « Présentation »
« Je m’appelle [prénom], [âge] ans, [métier]. Je suis épileptique. Mes crises sont rares et suivies, elles durent quelques minutes, avec une phase de confusion ensuite. Je reprends mon poste après un arrêt de [durée] et je préfère que nous parlions de ce que je peux faire, plus que de ce qui m’est arrivé. »
Pour la rubrique « Comment aider »
« Si je fais une crise : me mettre sur le côté, dégager autour de moi, chronométrer. Au-delà de cinq minutes, appeler le 15. Après, me laisser un temps pour revenir, sans me poser de questions tout de suite. Pour le poste, nous pouvons regarder ensemble les horaires, le travail isolé et la conduite d’engins. »
Pour la rubrique « À éviter »
« Ne rien mettre dans ma bouche. Ne pas me retenir pendant la crise. Éviter de me placer seul en horaires de nuit sans en avoir parlé. Éviter de conclure à ma place que je ne peux plus tenir mon poste : je préfère que nous regardions les aménagements possibles. »
Pathologies concernées par ce cas
Le cas décrit une épilepsie contrôlée. La même carte sert aux salariés qui reprennent après un arrêt avec d’autres particularités peu visibles : TDAH, anxiété, hypersensibilité sensorielle, troubles de l’humeur stabilisés.
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Vous écrivez l'essentiel une fois. L'enseignant correcteur, l'AESH, le remplaçant scannent et comprennent. Vous, vous arrêtez de répéter.